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Nadine Toukan - Co-productrice
J’ai choisi de travailler sur ce film car j’ai bien aimé le scénario et après tout, c’est l’histoire qui anime l’esprit du film.
J’ai commencé le travail de pré production de Captain Abou Raed il y a à peu près deux mois, mais le travail sur le scénario avec Amin Matalqa a pris près de deux ans.
Le financement du film est 100% jordanien, provenant de plusieurs investisseurs indépendants. Mais la contribution la plus importante était celle de la mère d’Amin, Aida. Je pense que, pour un premier film, la mère a un rôle crucial à jouer pour soutenir son fils. Elle est capable de tout faire pour la réussite du travail.
On voudrait bien que ce film, comme tout film indépendant, soit distribué dans les quatre coins de la terre. Nous espérons avoir une version préliminaire collée bout à bout (rough cut) cet automne, pour pouvoir accéder aux festivals majeurs en fin d’année. Nous voudrions bien que le film soit distribué massivement dans la région pour que toute personne dans le monde arabe puisse le voir. Le dernier film jordanien a été produit en 1957 et Captain Abou Raed est le premier long métrage depuis 50 ans, ce qui constitue une pression sur toute l’équipe, mais on s’est dit : est-ce aussi difficile de faire un film ? Les gens font des films partout dans le monde, et ça demande juste de la bonne volonté.
Bien sur j’ai été encouragée pour prendre part dans cette expérience. C’est ce que je vais faire pour le restant de ma vie : poursuivre mon chemin comme productrice indépendante de films arabes. Ca va être une voie très longue, amusante et passionnante à la fois.
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